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kmLe Dossard utile

Courses solidaires · guide

Courir pour une cause, et savoir pour laquelle.

Une course solidaire, c'est une épreuve ordinaire dont une partie des recettes part vers un projet. Ce site explique comment elles fonctionnent, comment les choisir et comment s'y préparer sans se mettre dans le rouge.

2,5km · jeunes 5km · premier pas 10km · la classique
Trois coureuses en silhouette à contre-jour sur une route
Un départ matinal : le format le plus courant des courses solidaires.
2,5 kmla distance des 12-14 ans
5 kmle premier objectif accessible
10 kmla distance reine sur route
1question à poser : où va l'argent ?

Le principe

Une course comme les autres, avec une destination en plus

Le parcours, le chronomètre, les ravitaillements : rien ne distingue une course solidaire d'une autre course sur route. La différence se joue avant le départ, au moment où l'organisateur annonce qu'une part des inscriptions, parfois la totalité des bénéfices, sera reversée à un projet de santé, d'éducation ou d'aide d'urgence.

Le dossard solidaire

Le prix de l'inscription comprend une part fléchée vers le projet. C'est la formule la plus simple et la plus lisible pour le coureur.

La collecte par coureur

Chaque participant fait parrainer ses kilomètres par ses proches. Le principe est répandu sur les grands marathons ; il demande plus de transparence.

Les bénéfices de l'épreuve

L'organisateur reverse ce qui reste une fois les frais payés : sécurité, chronométrage, assurance, secours. Le montant final n'est connu qu'après coup.

Transparence

Le parcours d'un euro d'inscription

Un dossard à 15 € ne finance jamais 15 € de projet. Une course coûte : fermeture des routes, poste de secours, chronométrage, assurance, ravitaillement. Ce n'est pas un défaut, c'est le prix d'une épreuve sûre. Ce qui compte, c'est que l'organisateur le dise clairement.

  1. L'inscriptionLe prix affiché et la part reversée devraient figurer sur la même page.
  2. Les frais fixesSecours, sécurité et assurance passent en premier : aucune course sérieuse ne s'en dispense.
  3. Le reversementLe bénéficiaire est nommé, avec le projet précis et la date du versement.
  4. Le compte renduAprès la course, un bilan chiffré publié : c'est le meilleur signe de sérieux. Comment lire un bilan.
Chiffres noirs imprimés sur papier, éparpillés
Des chiffres, oui, mais publiés : le bilan après course dit tout.

Choisir sa distance

2,5, 5 ou 10 kilomètres : à chacun son départ

La plupart des courses solidaires proposent un format court pour les jeunes, un 5 km ouvert à tous et un 10 km plus sportif, parfois en relais ou par équipe. Le bon choix dépend moins de l'ambition que de la pratique des dernières semaines.

DistancePour quiTemps indicatifPréparation conseillée
2,5 kmCollégiens, familles, marcheurs pressés12 à 25 minAucune préparation spécifique, des chaussures adaptées suffisent
5 kmDébutants, reprise du sport, course à deux25 à 45 min4 à 6 semaines de sorties régulières, en alternant marche et course
10 kmCoureurs habitués, équipes d'entreprise45 min à 1 h 208 à 10 semaines, trois sorties par semaine : le plan détaillé
Avant le départPour les épreuves inscrites au calendrier fédéral, les coureurs non licenciés valident désormais un parcours de prévention santé en ligne, qui a remplacé le certificat médical. En cas de doute sur sa condition physique, le bon réflexe reste d'en parler à son médecin traitant.
Silhouettes marchant et courant au coucher du soleil, à Yoff, au nord de Dakar
Fin de journée sur le littoral de Yoff, à Dakar.

D'où vient l'idée

Quand une épidémie fait courir des milliers de personnes

Entre 2014 et 2016, l'épidémie d'Ebola a frappé l'Afrique de l'Ouest, d'abord la Guinée, puis le Liberia et la Sierra Leone. Selon l'Organisation mondiale de la santé, plus de 28 600 personnes ont été infectées et 11 325 sont décédées : la plus grande flambée connue de cette maladie.

Loin des pays touchés, l'élan a souvent pris une forme très simple : un parcours de quelques kilomètres, des dossards, une matinée de printemps. Étudiants, clubs et entreprises ont monté des courses solidaires un peu partout en Europe, avec la même idée : transformer des kilomètres en moyens concrets pour les équipes sur le terrain.

Une course solidaire ne remplace ni l'action sanitaire ni les décisions publiques. Elle crée un moment où l'on se sent concerné, et c'est déjà beaucoup.

Ce site garde cette mémoire et la prolonge : comprendre comment ces épreuves fonctionnent, ce qu'elles financent vraiment et comment y participer en connaissance de cause. Les repères sur l'épidémie de 2014-2016.

Check-list

Six questions à poser avant de prendre un dossard

Qui organise ?

Une association déclarée, un club, une collectivité, une entreprise : le nom de l'organisateur doit apparaître clairement.

Quel projet est financé ?

Un bénéficiaire précis vaut mieux qu'une cause générale. On doit pouvoir dire ce que l'argent va permettre.

Quelle part est reversée ?

Un montant fixe par dossard ou un pourcentage annoncé à l'avance : les deux se valent, l'essentiel est qu'ils soient écrits.

L'épreuve est-elle déclarée ?

Une course sur la voie publique suppose une déclaration en préfecture ou en mairie, un dispositif de secours et une assurance. Les démarches.

Un bilan sera-t-il publié ?

Le compte rendu après course, avec la somme versée, est la marque des organisateurs sérieux.

Le parcours me convient-il ?

Dénivelé, horaires, revêtement, ravitaillements : mieux vaut une distance plus courte bien vécue qu'un 10 km subi.

Peloton d'une course sur route vu de haut, sur une avenue bordée d'arbres
Empreintes de pas peintes en jaune sur l'asphalte
Numéros de couloirs peints sur une piste d'athlétisme rouge